De plus en plus souvent, les litiges sont portés devant les tribunaux sans tentative préalable de règlement à l'amiable. Il existe pourtant un organisme, l'Office d'arbitrage, qui se charge précisément de régler les litiges de manière extrajudiciaire. Dans la ville d'Idar-Oberstein, la fonction honorifique d'arbitre est exercée depuis février 2009 par Angelika Kötz, et depuis août 2025, Walter Mörtl est son adjoint. La mission des deux arbitres est de mener une procédure de conciliation extrajudiciaire dans les affaires civiles et pénales.
L'activité des arbitres se concentre sur les litiges de voisinage, mais ils peuvent également intervenir pour certaines infractions pénales. Pour certains litiges, il est même obligatoire de recourir à l'arbitrage avant de pouvoir se constituer partie civile. L'arbitrage est donc un instrument important de l'administration de la justice, et pourtant de nombreux citoyens ne le connaissent pas. Pour y remédier, Angelika Kötz et Walter Mörtl souhaitent présenter une fois au public le travail des arbitres.
En Rhénanie-Palatinat, les bureaux d'arbitrage sont installés dans les associations communales, les communes sans association, les grandes villes et les villes sans district. A Idar-Oberstein, le bureau d'arbitrage est rattaché au service juridique de la municipalité. Un responsable soutient son travail et est l'interlocuteur lorsque les arbitres n'ont pas d'heures de consultation. Les arbitres sont des fonctionnaires honoraires du Land, ils sont élus par le conseil municipal et nommés pour cinq ans par le directeur du tribunal d'instance.
En cas de procédure, le bureau d'arbitrage territorialement compétent est celui dans le ressort duquel le défendeur réside. Les parties en litige peuvent y déposer une demande d'arbitrage. La représentation par un avocat n'est pas nécessaire et n'est d'ailleurs pas prévue. Les parties sont convoquées à la séance de conciliation par l'arbitre, qui mène l'audience dans le but de parvenir à un accord à l'amiable entre les parties. Si la conciliation n'a pas lieu ou si l'autre partie au litige ne se présente pas à la date fixée, un certificat d'échec est délivré. Le demandeur peut alors saisir le tribunal.
L'arbitre pour la ville d'Idar-Oberstein, Angelika Kötz, exerce cette fonction depuis 17 ans, et Walter Mörtl est son suppléant depuis environ neuf mois. "En fait, il est prévu qu'il y ait un arbitre qui traite généralement les cas seul et un suppléant qui n'intervient que lorsque l'arbitre est absent. Dès le début, nous avons traité les cas ensemble, en équipe, et nous avons eu de bonnes expériences", expliquent-ils. L'ancienne enseignante de lycée d'Idar-Oberstein et l'ancien soldat de la Bundeswehr, originaire de Bavière, se complètent parfaitement.
Pour eux, la condition préalable à la fonction d'arbitre est avant tout la capacité d'écouter - en lisant aussi entre les lignes - et de trouver ensuite une solution à l'amiable avec les parties adverses. En effet, contrairement à une plainte déposée devant un tribunal, la procédure d'arbitrage ne donne pas lieu à un jugement. "Nous essayons de créer une atmosphère de confiance au cours d'un entretien décontracté et de proposer aux parties en litige des solutions pour régler le conflit à l'amiable". S'ils y parviennent, l'accord est consigné par écrit. Il s'agit alors d'un contrat de droit privé, valable pendant 30 ans et même exécutoire devant les tribunaux. "Mais cela n'arrive que rarement, car les parties se mettent d'accord volontairement et ont intérêt à ce que le règlement soit respecté".
Ce caractère volontaire et l'élaboration commune d'une solution constituent le grand avantage de la procédure d'arbitrage. "Comme il n'y a pas de jugement, mais un accord, il n'y a pas non plus de gagnants et de perdants, les deux parties sauvent la face". C'est particulièrement important dans les litiges de voisinage, qui durent parfois depuis de nombreuses années. "La plupart du temps, les parties sont très soulagées lorsqu'une solution à l'amiable est trouvée, car un tel litige est tout de même une lourde charge". C'est pourquoi le travail des arbitres fait souvent l'objet d'éloges a posteriori.
Bien qu'elle ne soit pas gratuite, elle est très avantageuse par rapport à une procédure judiciaire. "Les frais sont de 60 euros par dossier, quel que soit le temps que nous y avons consacré". A cela s'ajoutent des frais forfaitaires pour les frais de port et autres. Sur les frais, 40% sont versés à la ville, qui met à disposition le local et l'équipement de travail pour le bureau d'arbitrage, le reste restant à la charge du bureau d'arbitrage. Les frais ne sont dus que si une procédure d'arbitrage est effectivement engagée. Mais il suffit souvent d'un entretien avec les arbitres pour que les parties s'entendent.
Il est évident qu'Angelika Kötz et Walter Mörtl aiment exercer leur fonction d'arbitre. "C'est une activité intéressante avec une grande variété de sujets et nous avons une grande liberté de décision", soulignent-ils. Il est également important pour eux de profiter des offres régulières de formation continue et d'échanger avec leurs collègues. Il existe ainsi une table des habitués des arbitres dans le district de Birkenfeld.
- Les arbitres sont en consultation tous les mardis de 17 à 18 heures, leur bureau se trouve dans la Georg-Maus-Straße 2, salle II.019. Pendant les heures de consultation, ils sont joignables par téléphone au 06781/64-1390, ainsi qu'à l'adresse e-mail schiedsamt@idar-oberstein.de. En dehors des heures de consultation, vous pouvez vous adresser au service juridique de la municipalité au 06781/64-1303. C'est là que le contact ultérieur peut être établi. Les arbitres de la ville et tous les arbitres de l'ensemble du district de Birkenfeld se réjouissent de voir leurs services largement sollicités.
